TQSM, 12ième jour de course: Partouche en 11ième position, suspense devant pour la vitoire finale!

Qui va l’emporter? Ce doit être la grande question ce matin sur le pontons de Saint Malo. Si la victoire semblait promise, hier, à l’équipage d’Halvard Mabire sur Campagne de France, qui comptait une soixantaine de milles nautiques sur son premier poursuivant, Mare.de, la donne a bien changé ce matin.

Cet écart s’est en effet réduit à 13 petits milles, à 20 milles de l’arrivée et le bateau rouge et blanc (Mare.de) continue de réduire son retard. On imagine la tension à bord des deux bateaux:  l’équipage de Campagne de France guettant devant eux les remparts de Saint Malo et craignant, à chaque coup d’oeil en arrière, l’apparition de leur poursuivant; celui de Mare.de, scrutant impatiemment l’horizon pour tenter d’apercevoir une voile blanche à l’horizon et cravacher pour la rattraper…  Ce sera dur cependant, pour les hommes de Mare.de, de priver le skipper normand de sa victoire, par ailleurs largement méritée!

Du côté de Partouche, à 300 milles derrière, l’enjeu est de rentrer dans les 10. On retrouve ce matin notre concurrent favori en 11ième position, en lutte avec Red, évoluant à seulement 20 milles de leur étrave. Les hommes de Partouche ont encore un peu plus de 300 milles à parcourir. Leur arrivée est prévue demain en soirée.

Hier, la journée a été particulièrement ardue pour les concurrents encore en Atlantique. Des vents à 35 noeuds établis, des claques à 47 noeuds… Pierre-Yves Lautrou nous raconte cet épisode musclé dans son carnet de bord quotidien et c’est toujours aussi passionnant! Bonne lecture!

A bord de Partouche, par 49 49 N et 13 47 W 16.45 TU : « Engagez-vous qu’ils disaient! »

Christophe de quart sur le pont hier matin

OK, z’avez voulu faire de la course au large, v’la de la course au large : 35 à 40 noeuds de vent, rafales supérieures à 45 une belle mer, blanchie, bien démontée comme il faut, et votre bateau lancé dans des surfs hystériques – 25,7 noeuds, record à battre…

La tension est montée d’un cran par ici. D’abord quand vous regardez le visage des équipiers observant la mer par la descente : fascinés et un chouia inquiets, quand même. Ensuite quand vous les regardez s’aggriper à ce qu’ils trouvent quand Partouche se lance en rebondissant dans un long surf qui semble ne pas avoir de fin. Au fur et à mesure, vous pouvez voir leur tête rentrer dans leurs épaules…

Au milieu de tout ça – qui dure depuis cette nuit, quand même – il a fallu enquiller un empannage. Lequel s’est déroulé sans soucis majeur ce matin, mais comme on est gourmands, on s’en est rajouté un au programme, tout à fait involontaire, celui-là. Une rafale à 47 noeuds, le bateau qui part au lof, le pilote qui fait bip-bip-bip, à peine le temps de sortir que le bateau part à l’abattée et c’est parti pour un « empannage chinois ». GV dans les bastaques, voiles attachés sur le pont passées de l’autre côté de la filière… Un beau vrac, vite remis d’aplomb et Partrouche a repris sa folle chevauchée dans la cartouche (ah, tiens, deuis le temps que j’essayais de la placer celle-là, c’est fait !).

Pour le reste, l’équipage va bien. On vit un peu comme des reclus dans une grotte hmide et secouée en permanence, mais on recèle tous des capacités d’adaptation insoupçonées. Et la proximité de l’arrivée facilite les choses. Pour ce soir, Jean-Philippe nous a promis un riz aux oignons et à la tomate, histoire de changer des lyophals. Vous n’avez pas idée du choc que cela peut produire sur nous : on a l’impression de sortir en ville .

A+

PYL

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