Archives de Catégorie: Actualité

TQSM : photo souvenir!

Chose promise, chose due! Voici la photo de l’équipage de Partouche lors de la denrière Transat Quebec Saint Malo.

 De Gauche à droite : Etienne Laforgue, Jean-Philippe Dom, Pierre-Yves Lautrou, et Christophe Coatnoan

A bientôt

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Partouche, 11ième de la Transat Québec Saint Malo !

Ca y est, Partouche a touché terre! Il est arrivé ce matin à 8h et demi, au terme de 12 jours, 15 heures et 5 minutes de course, une demi heure seulement derrière les allemands de Red (Matthias Blumencron) qui les privent de la 10ième place.

C’est une belle Transat qu’auront fait les hommes de Partouche avec des bons coups et d’autre un peu moins. En tout cas, ils nous auront fait rêver pendant toute la durée de la course, avec des récits passionnants que nous vous invitons à redécouvrir (voir les articles précédents).

Le dernier carnet de bord « En direct de Partouche »nous est d’ailleurs parvenu cette nuit. Bonne lecture et bravo Partouche!

A bord de Partouche, au large des Sept Iles, 1.00 TU : « Un dernier pour la route »

Partouche à pleine vitesse hier soir cap sur Saint Malo

La mer s’est calmée, la lune est là et Partouche allonge encore et toujours la foulée – comme si ce bateau n’était pas descendu en-desous des 12 noeuds de moyenne depuis 48 heures.

A une cinquantaine de milles de Saint-Malo, le final de cette transat est magnifique. A droite, on distingue les lumières des Côtes d’Armor, premiers feux depuis Saint-Pierre et Miquelon. Le vent de sud-ouest charrie l’odeur de la terre à laquelle nous n’étions plus habitués. Sous GV haute et gennaker, le Pogo 40S2 trace un impeccable sillon à haute vitesse. Quelles machines, ces Class40 !

Il fait frais et l’ambiance est toujours aussi humide. Dernier lyophal, dernier thé brûlant, dernier enfilage de ciré humide, dernier réveil embrumé par le quart descendant, dernière chevauchée sous la pleine lune…

On est là.

A+

PYL »

TQSM, 12ième jour de course: Partouche en 11ième position, suspense devant pour la vitoire finale!

Qui va l’emporter? Ce doit être la grande question ce matin sur le pontons de Saint Malo. Si la victoire semblait promise, hier, à l’équipage d’Halvard Mabire sur Campagne de France, qui comptait une soixantaine de milles nautiques sur son premier poursuivant, Mare.de, la donne a bien changé ce matin.

Cet écart s’est en effet réduit à 13 petits milles, à 20 milles de l’arrivée et le bateau rouge et blanc (Mare.de) continue de réduire son retard. On imagine la tension à bord des deux bateaux:  l’équipage de Campagne de France guettant devant eux les remparts de Saint Malo et craignant, à chaque coup d’oeil en arrière, l’apparition de leur poursuivant; celui de Mare.de, scrutant impatiemment l’horizon pour tenter d’apercevoir une voile blanche à l’horizon et cravacher pour la rattraper…  Ce sera dur cependant, pour les hommes de Mare.de, de priver le skipper normand de sa victoire, par ailleurs largement méritée!

Du côté de Partouche, à 300 milles derrière, l’enjeu est de rentrer dans les 10. On retrouve ce matin notre concurrent favori en 11ième position, en lutte avec Red, évoluant à seulement 20 milles de leur étrave. Les hommes de Partouche ont encore un peu plus de 300 milles à parcourir. Leur arrivée est prévue demain en soirée.

Hier, la journée a été particulièrement ardue pour les concurrents encore en Atlantique. Des vents à 35 noeuds établis, des claques à 47 noeuds… Pierre-Yves Lautrou nous raconte cet épisode musclé dans son carnet de bord quotidien et c’est toujours aussi passionnant! Bonne lecture!

A bord de Partouche, par 49 49 N et 13 47 W 16.45 TU : « Engagez-vous qu’ils disaient! »

Christophe de quart sur le pont hier matin

OK, z’avez voulu faire de la course au large, v’la de la course au large : 35 à 40 noeuds de vent, rafales supérieures à 45 une belle mer, blanchie, bien démontée comme il faut, et votre bateau lancé dans des surfs hystériques – 25,7 noeuds, record à battre…

La tension est montée d’un cran par ici. D’abord quand vous regardez le visage des équipiers observant la mer par la descente : fascinés et un chouia inquiets, quand même. Ensuite quand vous les regardez s’aggriper à ce qu’ils trouvent quand Partouche se lance en rebondissant dans un long surf qui semble ne pas avoir de fin. Au fur et à mesure, vous pouvez voir leur tête rentrer dans leurs épaules…

Au milieu de tout ça – qui dure depuis cette nuit, quand même – il a fallu enquiller un empannage. Lequel s’est déroulé sans soucis majeur ce matin, mais comme on est gourmands, on s’en est rajouté un au programme, tout à fait involontaire, celui-là. Une rafale à 47 noeuds, le bateau qui part au lof, le pilote qui fait bip-bip-bip, à peine le temps de sortir que le bateau part à l’abattée et c’est parti pour un « empannage chinois ». GV dans les bastaques, voiles attachés sur le pont passées de l’autre côté de la filière… Un beau vrac, vite remis d’aplomb et Partrouche a repris sa folle chevauchée dans la cartouche (ah, tiens, deuis le temps que j’essayais de la placer celle-là, c’est fait !).

Pour le reste, l’équipage va bien. On vit un peu comme des reclus dans une grotte hmide et secouée en permanence, mais on recèle tous des capacités d’adaptation insoupçonées. Et la proximité de l’arrivée facilite les choses. Pour ce soir, Jean-Philippe nous a promis un riz aux oignons et à la tomate, histoire de changer des lyophals. Vous n’avez pas idée du choc que cela peut produire sur nous : on a l’impression de sortir en ville .

A+

PYL

TQSM, 11ième jour de course: Arrivée en vue!

La terre est proche. En tout cas, elle n’est plus très loin! A un peu plus de 600 milles du but, Partouche a grapillé une place ce matin au classement, en s’intercalant à la 12ième place.

Pour le Class40 Partouche et son équipage, l’entrée dans le « Top Ten » est plus que jamais possible, même s’il va être difficile d’aller déloger Groupe picoty, actuellement 9ième, à 30 milles en avant. Les bateaux ont quasiment tous « empannés » (empanner signifie « virer de bord » par vent arrière) à l’heure qu’il est. Seul Partouche continuait encore sa route au nord. Mais la manoeuvre, délicate par vents soutenus (c’est le cas), ne devrait pas tarder sur le bateau aux 4 as.

Devant, c’est toujours un magnifique récital que nous gratifie l’équipage de « Campagne de France », mené par Halvard Mabire. Ce dernier possède actuellement 30 petits milles d’avance sur Mare.de, skippé par l’allemand Jord Riechers, deuxième, et 60 sur Eole Génération Suez (Sébastien Rogues).  Mais l’expérience et le talent du skipper normand devraient, sauf incident majeur, lui permettre de conserver son avance et de remporter ainsi sa 2ième Transat Jacques Vabre! Son arrivée est prévue demain soir, vendredi.

En tout cas, s’il y a bien une palme que pourrait remporter Partouche, c’est celle du meilleur carnet de bord! Les « En direct de Partouche » que Pierre-Yves Lautrou et ses compagnons d’équipage nous gratifient tous les jours sont des vraies pépites dont on ne se lasse pas! Merci Partouche! Ci-dessous celui du jour:

« A bord de Partouche, par 49 44 N et 21 12 O, 16.30 TU : « La vie est faite de petits plaisirs simples »

Le jour se lève sur Partouche – sous GV2ris et gennaker

Oui, c’est ce qu’on se disait, voilà quelques minutes à la relève de quart : grand ciel bleu, la cavalcade sous gennak (envoyé hier soir, finalement) un peu moins intense à la faveur d’une molle temporaire, et voilà tout l’équipage réuni autour d’un plat de pâtes au soleil – ce qui nous change dss lyophals avalés en ciré à la lueur de la frontale…

Un répit bienvenu : comme pour le reste de la flotte, à bord de Partouche, ça tape, ça roule, ça tangue, ça surfe, bref, ça dépote vers Saint-Malo et ça n’est pas fini. Le vent vient ainsi de remonter au-dessus de 25 noeuds. Notre problématique à nous est de préserver le dernier spi (le petit) qui nous reste pour le finish en Manche. Et de bien choisir, comme tt le monde, le timing de l’empannage final vers la maison, qui promet d’être sportif.

Pour le reste, on profite du spectacle grandiose de l’océan, le Grand Ocean. Du lever au coucher du soleil, c’est un privilège rare que de venir jouer au milieu de ces éléments. Et la nuit.. La nuit confine au sublime : pas besoin de frontale, vous naviguez sous la pleine lune qui joue avec les nuages et les vagues. Et je vais vous dire : les tickets pour ce show-là ne se trouvent pas au marché noir. Faut juste venir les chercher sur place…

A+

PYL

NB : by the way, gardez-moi donc un flacon du lait normand avec lequel Halvard Mabire a été élevé, ça m’intéresse pour plus tard… »

TQSM, 10ième jour de course: Partouche 13ième, se bat pour rentrer dans les 10!

A moins de 800 milles nautiques de l’arrivée, c’est un beau combat que se livrent, dans des conditions toujours aussi rudes, notre concurrent favori, Partouche, et trois autres bateaux: Sevenstar Yacht Transport de l’allemande Anna Maria Renke, Red de l’allemand Mathias Blumencron et Latitude Neige longitude Mer du talentueux « skieur skipper » Aurélien Ducroz. L’enjeu : entrer dans le club très convoité des 10 premiers!

Ces quatre-là évoluent toujours dans des conditions de portant « musclées » (30 noeuds établis)… Partouche, situé plus au nord, avance à plus de 12 noeuds de moyenne et a une bonne carte à jouer pour raffler la mise.  Il peut même espérer revenir sur Groupe Picoty (le sistership de Partouche, Pogo 40S2), le bateau skiuppé par Jacques Fournier, qui progresse à 50 milles nautiques devant lui.

L’info du jour, c’est la victoire ce matin, du trimaran de 50 pieds FenêtreA Cardinal du trinitain Erwan Leroux. Il pulvérise le record de l’épreuve en Trimaran 50 pieds en 9 jours, 14 heures, 21 minutes.

Du côté des Class40, la course ne devrait pas échapper à Campagne de France, Eole Génération Suez, ou Mare.de. Campagne de France a encore 550 milles à parcourir alors que ses trois poursuivants accusent un retard d’une cinquantaine de milles…

Comme chaque jour, le traditionnel Carnet de bord « En direct de Patouche », signé par l’ami Pierre-Yves Lautrou. La fatigue commence à se faire sentir…

A bord de Partouche, mardi 31 juillet: Christophe Coatnoan et Etienne Laforgue hissent le gennaker.

« A bord de Partouche, par 48 58 N et 28 50 W: Calmer le jeu »

 En ce dixième jour de course, la fatigue se fait sentir et se lit sur les visages.

 Avec de prochaines journées marquées du sceau de la brise, qui devrait se renforcer jusqu’à un empannage qui s’annonce chaud avec 35 noeuds de vent fichier à l’approche du plateau continental, l’équipage a préféré calmer le jeu : pas de gennaker cet après-midi. Les 25 à 30 noeuds de vent déjà établis et la mer qui grossit petit à petit – et déjà très croisée – nous suffisent. Et Partouche file ses 12 noeuds de moyenne sous le soleil, GV 1 ris et solent.

 Quantité de petits pépins techniques viennent aussi réfréner nos ardeurs.Rien de vraiment grave, mais l’accumulation n’encourage pas à jouer les semelles de plomb. Saint-Malo est encore à plus de 1 000 milles.

 A+

L’équipage de Partouche »

TQSM, 9ième jour de course: Partouche toujours plus au nord

9ième jour de course sur cette Transat Québec Saint Malo. Les classements n’ont que peu évolué depuis hier. Partouche, 14ième ce matin, joue à fond son option Nord.

Partouche est actuellement le bateau le plus au nord de la flotte, et évolue dans des vents soutenus de nord ouest de 20-25 noeuds. Autant dire qu’on doit être loin de l’ambiance « vacances à la plage » sur Partouche à l’heure actuelle. Cette option sera-t-elle payante? C’est possible si on en croit les fichiers météos. Les hommes du bateau au jeu de cartes vont d’abord devoir négotier une dépression assez creuse qui va passer sur eux dans les 24 heures (avec des vents à plus de 40 noeuds), puis évoluer dans un flux d’ouest assez prononcé, avec des vents d’ouest plus fort à mesure qu’on grimpe en latitude.

Il reste un peu moins de 1200 milles nautiques à parcourir pour les 4 équipiers de Partouche.  Devant, la bataille fait toujours rage entre Campagne de France, Eole Génération Suez, Geodis et Mare.de.

Etienne Laforgue en pleine manoeuvre à bord de Partouche hier.

TQSM, 8ième jour de course : Partouche toujours 13ième à moins de 1500 milles de l’arrivée

Après une semaine de course, et à bientôt à mi-parcours, Partouche ne bouge pas de sa 13ième position, évoluant dans un peloton assez homogène d’une dizaine de coureurs. Les hommes du bateau au jeu de carte ont tiré ces dernières heures un long bord vers le nord ouest, les replaçant ainsi au nord de la flotte, aux côtés de leurs amis de Groupe Picoty.

A l’avant, une cassure s’est produite entre les deux leaders, Campagne de France du très expérimenté Halvard Mabire et Eole génération Suez du jeune Sébastien Rogue, et le reste de la flotte. Ces deux bateaux comptent plus de 150 milles d’avance sur le peloton dans lequel progresse Partouche. Seuls Mare.de et Geodis ont résussi à limiter la casse.

Nous vous laissons déguster le traditionnel « En direct de Partouche », adressé depuis le bord par Pierre-Yves Lautrou.

 

A bord de Partouche, par 48 16 N et 37 48 W, 8h00 TU – « L’anatomie du gris »

« Le jour se lève à bord de Partouche et, depuis que nous avons touché le vent de nord tant attendu, miracle, nous avons aussi changé de gris. Parce que, sur la Québec-Saint-Malo, vous venez prendre un cours de gris. Le gris bouché, le gris quasi noir, le gris pluvieux, le gris aérien, le gris qui laisse planer l’espoir d’un peu de soleil, le gris désespérant, accompagné de bruine, le gris définitif, le gris breton, qui vous rappelle la maison. Bref, comme dit Christophe, c’est « l’Atlantique nord, quoi ! » Et, ce matin, c’est Byzance, on entrevoit distinctement des grands morceaux de ciel bleu derrière nos copains nuages… Rassurez-vous, cela ne devrait pas durer.

A part ça, nous avons entamé cette nuit, comme la majorité de la flotte, le long bord de travers, dans du vent de nord, qui doit nous amener pas loin de l’entrée de la Manche. Pour l’instant une vingtaine de noeuds, mais c’est déjà sport à l’intérieur où il faut bien s’accrocher. Cela devrait se renforcer, mais le bateau a été bien vérifié hier soir et nous sommes prêts, même si cela s’annonce un chouia monotone.

 Bord à bord avec Picoty, notre compagnon de jeu préféré, on est bien contents d’avoir empanné tôt hier matin et d’être revenus dans le jeu avec le reste du peloton. Même si le numéro des mecs de devant est impressionnant.

A bientôt

 L’équipage de Partouche »